Vous avez peut-être déjà vécu cette situation.

Vous préparez une activité avec soin.

Vous choisissez le matériel.

Vous installez tout avec enthousiasme.

Et votre enfant…

Jette un rapide coup d'œil.

S'éloigne.

Ou ne s'y intéresse que quelques secondes.

À l'inverse, il peut passer près d'une heure à jouer avec un carton, quelques cailloux ou des pinces à linge.

Faut-il en conclure que l'activité n'était pas adaptée ?

Pas forcément.

La première chose que j'ai apprise au fil de mon parcours, c'est qu'il n'existe pas une bonne activité, mais une activité qui répond aux besoins d'un enfant, à un moment donné.

Et cela change tout.


Observer avant de proposer

Lorsque nous cherchons une activité, nous avons souvent le réflexe de nous demander :

"Qu'est-ce que je pourrais lui faire faire aujourd'hui ?"

J'aime plutôt me poser une autre question :

"De quoi l'enfant a-t-il besoin en ce moment ?"

Est-il très actif ?

Cherche-t-il à manipuler ?

Est-il passionné par les animaux ?

Observe-t-il tout ce qui concerne les insectes ?

Passe-t-il son temps à construire ?

Ces petites observations sont souvent bien plus précieuses que n'importe quelle liste d'activités trouvée sur Internet.

Car une activité prend tout son sens lorsqu'elle rejoint la curiosité naturelle de l'enfant.


Plus simple ne veut pas dire moins intéressant

Nous avons parfois l'impression qu'une activité doit être originale, esthétique ou très élaborée pour être enrichissante.

En réalité, les enfants ont souvent besoin de beaucoup moins que ce que nous imaginons.

Quelques récipients pour transvaser.

Des feuilles ramassées pendant une promenade.

Des morceaux de carton.

Des pinces à linge.

Des galets.

Des foulards.

Ce qui nourrit les apprentissages, ce n'est pas la sophistication du matériel.

C'est ce que l'enfant en fait.


Une activité réussie ne se mesure pas au résultat

Il est tentant de penser qu'une activité est réussie lorsque l'enfant va jusqu'au bout ou réalise une belle création.

Pourtant, ce n'est pas toujours le meilleur indicateur.

Parfois, une activité est réussie parce qu'elle suscite une question.

Parce qu'elle donne envie de recommencer le lendemain.

Parce qu'elle ouvre une nouvelle piste de jeu.

Ou simplement parce qu'elle procure du plaisir.

Les plus beaux apprentissages ne sont pas toujours visibles immédiatement.


Et si votre enfant n'accroche pas ?

Cela arrive.

Et ce n'est pas un échec.

Peut-être que cette activité était un peu trop difficile.

Ou trop simple.

Peut-être qu'elle ne répondait pas à son intérêt du moment.

Ou peut-être tout simplement qu'il n'avait pas envie.

Inutile de multiplier les encouragements ou d'insister.

Il est souvent plus intéressant d'observer ce vers quoi votre enfant se dirige naturellement.

Ses choix sont de précieux indices sur ce qui le motive réellement.


Faire confiance à la curiosité

Au fil des années, j'ai appris une chose essentielle.

Les meilleures activités ne sont pas toujours celles que nous préparons.

Ce sont souvent celles qui prolongent une curiosité déjà présente chez l'enfant.

Observer avant de proposer.

Écouter avant de guider.

Faire confiance avant de vouloir tout montrer.

C'est souvent là que naissent les expériences les plus riches.


Pour aller plus loin

Observer son enfant est souvent le meilleur point de départ pour lui proposer des expériences qui lui correspondent vraiment.

C'est dans cet esprit que j'ai imaginé les ressources de L'école de Mina : des propositions d'activités simples, immersives et progressives, qui s'appuient sur la curiosité naturelle de l'enfant, sans nécessiter de matériel spécifique ni de préparation complexe.

Parce que chaque enfant est unique, ces ressources n'ont pas vocation à être suivies à la lettre. Elles ont été pensées pour être adaptées, modulées et enrichies par les parents, afin de répondre au mieux au rythme, aux intérêts et aux besoins de leur enfant.